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mardi 26 janvier 2021

Zahia Benzengli, Chants andalous : « Les artistes doivent s’organiser pour s’entraider dans leurs carrières artistiques et culturelles»

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Adepte du chant andalou depuis son enfance, cette étoile montante du chant andalou qui prépare son deuxième album, si ce n’est le blocage due à la pandémie de la Covid 19,  l’artiste a malgré un début très difficile, elle a pu s’imposer grâce à son génie artistique et culturelle, Zahia Benzengli a émerveille le grand  public  aussi bien par sa voix mélodique et le choix des thèmes à commencer par la valorisation du patrimoine du terroir national « le chant andalou ». Elle s’exprime sur quelques questions d’actualités. Notons que Algerie62.com, valorise les valeurs et accompagne la créativité des Algériens nes dans tous les domaines.

Algerie62 : Vous êtes enseignante et artiste au même temps. Comment conciliez-vous à gérer le temps entre ces deux  métiers nobles dans une conjoncture liée à la pandémie covid-19 depuis le mois de mars 2020 ?

Zahia Benzengli : Malheureusement, la pandémie a imposé un arrêt sur le lieu de travail en tant que professeur d’anglais au lycée des mathématiques de Kouba et en tant qu’artiste interprète de musique andalouse et ses dérivés. Mais j’ai fait de mon mieux pour continuer mes activités. J’ai participé à l’initiative du Ministère de l’Education Nationale et enregistré des cours d’anglais qui seront diffusés à la télévision et sur le net au profit de nos élèves de classes terminales.

Par ailleurs, je continue à composer et à reprendre des chansons, les enregistrer avec mes enfants et les publier sur les réseaux sociaux. Nous avons aussi fait des lives sur les pages et groupes Facebook.  J’ai également participé à des projets de reprise de chansons initiés par différents artistes et associations tels que El Djenadia de Boufarik et l’artiste M’barek Dekhla de Annaba.  Il y a eu aussi  une reprise de la chanson patriotique « Djazaïrana » à l’occasion du 5 Juillet initiée par Esma Alla, concrétisée par Anis Ait Kaci et publiée sur la page l’Algérie en musique Ouled ou bnet  El Mahroussa. Il y a également eu différentes activités lancées par le théâtre national Mahieddine Bechtarzi: les campagnes de sensibilisation contre la Covid19 et les partages musicaux.

Vous étiez sur le point de lancer votre 2ème album. Quelle sont les thèmes que vous avez consacrés à ce produit ?

Comme à l’accoutumée, j’aime varier les programmes, les modes et les thèmes de la musique andalouse et ses dérivés. Donc encore une fois cet album renferme la nouba, le hawzi, les valses etc… Concernant les thèmes, ce sont les mêmes qui reviennent à chaque fois dans la poésie andalouse : la description de la beauté de la nature  et de la femme, l’amour, la vie avec ses joies, déceptions et souffrances etc.

Les artistes de manière générale vivent une situation très difficile. Il y a ceux qui travaillent et vivent de leurs salaires mensuels et d’autres qui n’ont que le cachet de la scène artistique. L’ONDA a fait un geste dans ce sens. Pensez-vous que c’est vraiment suffisant ?

Beaucoup de personnes souffrent des conséquences de la pandémie qui se répercute sur le côté financier, notamment ceux qui comptent sur leurs cachets de la scène artistique. Ils sont tellement nombreux que le geste fait par l’ONDA ne suffit pas pour couvrir leurs besoins et ceux de leurs familles surtout que la situation a trop duré et certains disent même qu’ils n’ont encore rien reçu.

Pourquoi ne pas avoir déclenché une solidarité entre artistes, afin d’alléger plus au moins la pression en commençant par les contacts via internet par exemple ?

Je pense que c’est une idée qui ne tardera pas à surgir afin d’apporter l’aide nécessaire aux artistes. C’est la moindre des choses, mais ça demande une bonne organisation et surtout une vraie solidarité pour être efficace et juste. Personnellement, je suis prête à collaborer et répondre à l’appel si cela se fait, mais je me sens incapable de lancer l’idée moi-même car ça demande un vrai savoir-faire que je ne pense pas avoir.

A quoi sert d’avoir en fait un fichier des cartes d’artistes si l’on n’est pas reconnue en tant que telle et soutenu en cas de besoin ?

Justement, les artistes se posent cette question de l’intérêt d’avoir une carte d’artiste s’ils ne sont pas pris en charge convenablement et protégés dans les moments difficiles tels qu’on vit aujourd’hui, la maladie ou tout autre problème surtout que la triste réalité nous a révélé que beaucoup d’artistes ont mal fini leurs jours, donc nous espérons que les choses s’amélioreront dans ce sens et qu’il y aura un vrai statut d’artiste.

Propos recueillit par Chafia Ahmed

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