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mercredi 20 janvier 2021

Vivant une crise économique noire: Le Maroc s’attaque contre son voisin Sahara

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Tous les indicateurs économiques du Maroc sont au rouge aggravés par la pandémie de la Covid-19 qui a provoqué une forte récession et un taux de chômage en forte hausse, alors que les autorités du Royaume peinent à réagir face à cette crise qui mine le pays.

Le constat émane du directeur de la banque centrale marocaine Abdellatif Jouahri auditionné mardi par la Commission des finances du Parlement, ont rapporté mercredi plusieurs médias locaux. S’appuyant sur les publications des institutions internationales comme la Banque mondiale, l’OCDE, qui évoquent une incertitude pour l’économie marocaine, le directeur de la Banque centrale a précisé que tous les indicateurs de l’économie du Maroc sont à des niveaux inquiétants. En effet, M. Jouahri a dépeint une situation critique de l’économie du pays, affirmant que la croissance ne repartirait qu’en 2023 et que pas moins de 581.000 d’emploi ont été déjà perdus ces derniers mois. Le taux d’endettement a atteint, quant à lui, les 76% du Produit intérieur brut PIB, accentuant la crise financière du pays, alors que le montant des impayés au niveau des banques oscille entre 6,47 et 7,30 milliards d’euros. L’économie du Maroc connaîtra une forte récession, une perte sensible d’emplois et une instabilité des équilibres macroéconomiques », a-t-il insisté devant les députés, illustrant parfaitement de l’impuissance des autorités du pays à y faire face.

Maroc:Coronavirus aggrave sa situation économique

Il a estimé en outre que les derniers développements de la pandémie du Covid-19 vont aggraver les inquiétudes quant à l’évolution de cette situation. Il citera notamment le taux de chômage qui a augmenté de 3,3 points pour atteindre 12,7% au niveau national. Ce taux passe à 16,5% dans le milieu urbain et à 46,7% chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans, a-t-il expliqué. Le secteur bancaire a été également évoqué parmi les domaines les plus impactés par la crise sanitaire, à travers la hausse des impayés et des coûts des assurances de défaut de payement. Durant les neuf premiers mois de l’année 2020, les créances en souffrance ont augmenté de 70 à 79 milliards de dirhams 6,47 à 7,30 milliards d’euros. Ces indicateurs alarmants relevés par la banque centrale interviennent alors que le Royaume est confronté au dérèglement du système de santé, à la paupérisation à grande échelle de la société, ainsi que à la persistance de la crise du secteur du tourisme, principale ressource en devise. Les choses vont encore s’aggraver les prochains mois, a concédé le même responsable, évoquant notamment les changements climatiques et la sécheresse qui frappent de plein fouet le Maroc.

Mohamed Yalaoui

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