Violence contre les femmes: plus de 5 600 cas depuis janvier 2019

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Les services de la Sûreté nationale ont recensé 5.620 cas de violence contre les femmes à travers le territoire national durant les neuf premiers mois de l’année en cours outre 4.597 affaires de violences contre les enfants lors des sept premiers mois de la même année,a indiqué lundi un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale DGSN.

Les services de la sûreté nationale ont enregistré 5.620 cas de violence contre les femmes dont des cas de violence physique, de coups et blessures volontaire entraînant la mort et d’homicide volontaire outre l’agression,le harcèlement sexuel et la maltraitance, a fait savoir, la commissaire de police, Wahiba Hemaili, lors d’une conférence organisée par le forum de la sûreté nationale à l’occasion de la journée mondiale de l’enfance, et de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, célébrées respectivement, le 20 et le 25 novembre de chaque année. Lors de cette rencontre à laquelle ont pris part des organisations nationales, l’intervenant a, toutefois, fait état d’une baisse de ces cas de violence à l’égard des femmes par rapport à la même période de l’année 2018, ayant enregistré 7.061 cas. S’agissant des enfants victimes de la violence, les même service, a-t-elle ajouté, ont recensé 4.597 cas 2.798 garçon et 1.799 filles durant les sept 7 premiers mois de 2019 dont 2.499 affaires relatives aux coups et blessures volontaires, 461 maltraitance, 232 détournement de mineurs, 7 coups et blessures volontaires entrainant la mort et 7 homicide volontaire.Après avoir salué les mesures réglementaires prises par la DGSN visant la consécration de la protection de l’enfance et des catégories vulnérables, la même intervenante a indiqué que la lutte contre la violence à l’égard de la femme et la protection de l’enfance étaient une responsabilité collective, appelant à l’intensification des efforts en vue de réaliser cet objectif. Par ailleurs, Mme Hemaili a mis en avant l’importance de la sensibilisation et du signalement de la violence sous toutes ses formes, assurant que la police intervient après le signalement qui demeure le meilleur moyen de prévention contre les violences.De son côté, le président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et du développement de la recherche Forem, Mustapha Khiati, a rappelé dans son intervention  que l’Algérie était parmi les premiers à adopter la convention internationale relative aux droits de l’enfant, évoquant les différentes formes et raisons de violence exercée contre les enfants.Pointant du doigt certains comportements caractérisés de violence qui existent dans la société, Mustapha Khiati a imputé les raisons de ce phénomène à des facteurs sociaux devant être traités aux plans psychique et social, saluant, par la même occasion, les efforts de la DGSN en matière de préservation des droits de l’enfant à travers l’activation du rôle des équipes de protection des catégories vulnérables dont le nombre  est de 50 équipes réparties à travers les quatre coins du pays.

S.F

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