Vendredi 52: le peuple rend hommage au magistrat juste

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HIRAK.15h00. La marche du vendredi52 marque un tournant décisif. Le magistrat Ahmed Belhadi qui a été muté au fin fond du Sud Algerien pour avoir refusé et dénoncé les injonctions à l’exercice de sa mission a été salué et reconnu. Rendant justice au nom du peuple au lieu d’obéir aux instruction d’en haut, le magistrat est devenu un véritable porte parole des millions d’algeriens et algerienne qui se reconnaissent a travers lui et revendiquent l’indépendance de la justice. Des slogans très forts ont êtes scandé en faveur du magistrats juste qui a défié l’arbitraire. ” Ya zaghmati ya djabine, Belhadi la youhane” qui veut dire que le magistrat Belhadi ne se plie pas à l’injustice, est ce après avoir libéré des détenus d’opinions du hirak qui va célèbrer dans quelques jours 1 an. Déjà depuis que le peuple est sorti dans la rue dans les 48 wilayas pour dénoncer l’injustice, la corruption et l’illégitimité politique qui se trouve la cause principale du malheur du peuple depuis l’indépendance nationale. Fouzia Chami, enseignante principale au lycée Amara Rachid à Ben Aknoun Alger revient sur son calvaire qui interpelle la conscience des responsables du ministère de l’éducation nationale et l’académie d’Alger. Sa situation reflète celle des milliers et millions d’enseignants et d’algeriens que nous avons interrogé sur la marche du hirak. elle nous a emporte sur un autre bateau des plus regrettable. ” Mes élèves sont restés sans professeur de Français depuis le 15 janvier 2020 après avoir déposé ma démission sous pression de l’administration qui n’a même pas cherché à comprendre poursuoi arriver à la situation et écouter les deux parties concernées au moins”, a-t-elle regrettée ” Je me demande comment ils réfléchissent en me poussant à déposer ma démission après avoir été recruté au mois de septembre 2019 .je me retrouve au chômage après 3 mois et les élèves laissé à leurs sort. Ils m’ont sacrifié pour avoir réclamé de faire régner la discipline au sein de la classe”. Mme Chami poursuit ” au lieu de convoquer l’élève et ses parents pour faire respecter la discipline et le respect, c’est moi qui est poussé à la démission à contre coeur. j’ai demandé 3 possibilités a commencer par le changement de la classe et ou le rappel a la discipline avant la démission ” a-t-elle déploré. Ils ont accepté ma démission. Elle a déposé sa démission le 14 janvier 2020. L’acceptation de sa démission à été notifiée le 15 janvier. Ca explique tout en quelques mois.Document a l’appui. Victime de complicité entre la parente de l’élève et le silence de l’administration qui a prit la mauvaise décision, au point de laisser les élèves sans professeur et plus un chômeur dans le secteur après 9 ans d’expérience, Mme Chami licenciee en langue française avec de brillant résultats, revient à sa participation et marche au HIRAK . Je joint ma voix et lutte silencieuse avec ces milliers et millions d’algeriens qui réclament justice à tous les niveaux. Fêtant son anniversaire ce 15 février 2020. Cette enseignante principale pense toujours à ses élèves et sa situation qui s’est dégradée moralement rien que pour avoir crié sa douleur contre l’injustice et l’arbitraire dans son lieu de travail. Un cas parmi tant d’autres à suivre et retablire dans leurs droits dignité et citoyenneté à part entière.

Y.B

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