Santé: le ministre présente son projet de la réforme du système sanitaire

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Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mohamed Miraoui a présenté, lors de sa participation aux travaux de la VIIe session de la Conférence islamique des ministres de la Santé à Abu Dhabi entre le 15 et le 17 décembre, l’expérience de l’Algérie en matière de réforme du système sanitaire, a indiqué lundi un communiqué du ministère de la Santé.

 A cette occasion, M. Miraoui a indiqué que « la mise en œuvre du processus de réforme du système sanitaire de l’Algérie a été couronnée, le 2 juillet 2018, par une nouvelle loi sur la santé, fruit de plusieurs rencontres et d’assises nationales, régionales et locales avec la participation des intervenants concernés par l’avenir du système sanitaire national, en l’occurrence des académiciens, des experts, des enseignants, des syndicats, des partis politiques, des professionnels, des prestataires, des représentants de la société civile et des associations de malades ».Soulignant que cette loi est venue définir les principes et les dispositions fondamentales de la concrétisation et la consécration du droit constitutionnel du citoyen à la préservation, à la protection et à la promotion de sa santé, le ministre a expliqué que « ce sont là des principes immuables garantis par l’Etat », à savoir la garantie de l’égalité d’accès aux soins et de la continuité du service public de la santé, outre la complémentarité des activités de prévention et de traitement.Il s’agit également, a-t-il ajouté, de la consécration de l’action intersectorielle, de l’établissement d’un secteur de santé public fort, sous tendu par un secteur privé intégré, de la garantie de la gratuité des soins, notamment dans les domaines de la prévention, de la formation et de la recherche, outre la cohésion et l’harmonie de l’action sanitaire, ainsi que des outils d’évaluation et de contrôle, en vaillant aux équilibres financiers. Le ministre de la santé a mis en avant, dans ce sens, l’engagement de l’Etat algérien à faire du droit à la santé un droit constitutionnel, à travers la mobilisation, en matière de prévention, de tous les moyens matériel et humains et la mise en œuvre des programmes de prévention au niveau national, régional et local, précisant que ces programmes englobent les maladies transmissibles et non transmissibles, les maladies à déclarer obligatoirement MDO et les maladies à prévalence mondiale. Il a évoqué, également, des programmes sanitaires qualitatifs dédiés à la mère et l’enfant, adolescents, personnes âgées, personnes en détresse et personnes aux besoins spécifiques outre des programmes spécifiques à la santé mentale et psychologique et à la prévention sanitaire en milieu scolaire, universitaire et formation professionnelle, outre les milieux professionnel, pénitentiaire et environnemental.

Lutte contre les facteurs de risques

Concernant les programmes de lutte contre les facteurs de risque des maladies non transmissibles, notamment les cancers et les cardiopathies, le ministre a cité la réalisation d’établissements hospitaliers spécialisés au niveau national et l’intérêt particulier accordé à la formation de la ressource humaine, à l’éducation sanitaire et à la sensibilisation à travers l’implication des citoyens, des associations et des médias.« Grâce au programme élargi de vaccination obligatoire, l’Algérie a obtenu, en 2016, les certifications d’élimination de la poliomyélite et du tétanos chez les femmes enceintes et la certification d’élimination du paludisme, en mars 2018, et devra obtenir celle de l’élimination du trachome en 2020″, a rappelé M. Miraoui dans le même sens. Par ailleurs, et concernant l’accès aux médicaments et vaccins, le ministre a fait savoir que « l’Etat qui a pris l’engagement de garantir la disponibilité des médicaments, vaccins et différents sérums, veille à leur utilisation rationnelle, à travers notamment la promotion de l’utilisation des médicament géniques Il a mis en avant, dans le même ordre d’idée, l’actualisation de la législation et de la réglementation régissant les activités des entreprises pharmaceutiques, la mise en place de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques ANPP, chargée de l’enregistrement, de l’homologation et de contrôle des produits pharmaceutiques, et la création de la spécialité pharmacie hospitalière en post graduation outre la formation des pharmaciens en préparation de médicaments anticancéreux et de chimiothérapie.

D.T

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