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samedi 24 octobre 2020

Reportage: Merzouga ou la cité des oubliettes

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L’eau potable coule dans la nature depuis plus de deux mois, malgré toute les réclamations qui ont étés faite pour réparer les dégâts, malheureusement, ce sont des milliers de mètres cubes d’eau gaspillés pendant que d’autres meurent de soif

Situé à deux km du chef-lieu de Boudouaou wilaya de Boumerdes, la cité Merzouga qui compte une moyenne de 20 000 habitants en tout après l’arrivée des nouvelles cités, la cité Merzouga compte 15000 habitations avec papiers timbrées non régularisé jusqu’à présent. Comptant sur leurs propres moyens pour construire leurs habitations, la cité Mahfoud Benhaddouch, sombre dans les oubliettes et la négligence d’une manière ou d’une autre, volontaire ou involontaire. Surcharge des classes, l’échec scolaire, la problématique de la santé publique à commencer par l’EPSP qui ouvre une journée seulement par semaine, le dossier de l’assainissement, la surcharge des lignes de Sonelgaz, les travaux publics et ponts chaussés, le chômage, le phénomène de la drogue en plus de la question de l’insécurité qui revient de manière récurrente. « Il faut venir le soir pour voir comment ça se passe.  La nuit sombre de peur et de méfiance, à cause de la défaillance de l’éclairage public qui fait défaut depuis. « On dirait qu’on est à Chicago ou pire » regrette Mohamed, ingénieur de formation qui s’est reconverti dans le commerce de l’alimentation général depuis 10 ans.  L’eau potable coule dans la nature depuis plus de deux mois, malgré la signalisation et toute les réclamations qui ont étés faite pour réparer les dégâts, malheureusement, ce sont des milliers de mètre cubes d’eau gaspillé pendant que d’autres meurt de soif. Inscrit dans le cadre de l’auto construction, les habitants sont nombreux à soulever des points positifs pour l’Etat et d’autre négatif en citant les points obscurs qui relèvent de la responsabilité de l’Etat, se répercutent négativement sur la commune, la daïra, la wilaya et tout le pays de manière générale. Cité comme un échantillon parmi tant d’autres cités de la wilaya ou du pays de manière général, la cité Merzouga, ou Mahfoud Benhaddouch, un militaire décède dans le cadre de l’accomplissement de son devoir envers la patrie, nécessite une attention particulière. Auto-constructions, signifie moins de charges pour l’Etat.

La responsabilité de l’administration et des élus

Bien avant d’entamer toutes questions relatives à la vie quotidienne, les discussions tournent de manière spontanée autour de toutes les élections enregistrées a présent. « Nous avons des visites des officielles qui viennent souvent pour nous promettre de prendre en charge nos réclamations, mais, ils ne viennent qu’à l’approche des élections. Mais dès qu’ils prennent place, ils oublient leurs passages et promesses », regrettent de nombreux citoyens. Même les médias ne nous connaissent pas ou ne parlent jamais de nos préoccupations pour soulager au moins nos peines en transmettant nos souffrances et préoccupations aux autorités publics, consciente du sens du devoir et de la responsabilité. Et pour revenir à la proximité et préoccupation quotidienne des citoyens. Infodalger, a passé plusieurs heures avec les citoyens tout en passant par différents points noire, avant de revenir avec votre reportage qui résume l’essentiel des préoccupations de la cité Merzouga.

Education : la déperdition scolaire au chapitre des regrets  

Considéré comme une menace permanente et contreproductive pour le système éducative, également le retard de développement local et de la cité en particulier. L’établissement chahid Moussa Draa El Guendoul, la première école primaire est construite depuis 1967. Sans grande réalisation, cette école enregistre une moyenne de 800 élèves répartir sur 16 classes. Le nombre d’élèves avoisine 40 enfants par classe. Certaines classes ont atteint 51 élèves depuis des années.  Revenant souvent sur la problématique des surcharges de classe qui atteint parfois 50 élèves par classe, des parents d’élèves est des enseignants qui ont préféré s’exprimer dans l’anonymat, n’ont pas manqué de déplorer l’échec des enfants scolarisés à cause de nombreuses difficultés. Rachid Djazairi (pseudonyme) fonctionnaire déplore le comportement d’une enseignante qui sort du cadre pédagogique. « Mon fils a âgé de 9 ans a refait sa 3é année du primaire à cause de son enseignante qui l’a saboté.  Je ne crois pas que mon fils obtient 0/10 dans trois matières et dans trois trimestres de l’année, alors qu’il est bien dans d’autres matières », déplore-t-il.  Pour sauver la scolarité de son enfant, Rachid s’est retrouvé dans l’obligation de changer d’école à son fils, afin de se retrouver dans de meilleures conditions. La vérité sort de la bouche de l’enfant.  « La maitresse de l’année passée m’a donnée une place dans les dernières rangée. Elle ne me laisse pas participer aux cours. Elle ne répond qu’aux élèves assis dans les premières rangées », révèle Mohamed 9 ans qui s’exprime devant son père. Très en colère contre le mal de l’enseignante qui privilégie les uns au dépend des autres, Rachid 55 ans environ, prend contact avec des responsables de l’académie et demande conseil à un inspecteur de l’éducation nationale, afin de l’aider à mieux comprendre son enfants pour réussir sa scolarités, ou faire une requête à l’encontre de l’enseignante qui est responsable de l’échec de son fils. L’inspecteur de l’éducation lui répond « Le rôle du directeur de l’établissement et de l’enseignant, consistent à accompagner les enfants dans leurs scolarités quitte à convoquer leurs parents pour les écouter et trouver des solutions ensemble ».  

Un établissement de santé sans personnel médical

A l’exception de la salle des soins du chahid Omar Bouzirma, dépendant de l’EPSP de khemis el khechna, le secteur de la santé enregistre un déficit flagrant dans la cité Merzouga de plus de 15 000 habitants. Répondant souvent avec prudence, l’unique établissement ouvre ses porte un jour par semaine et pis encore une ou deux heures par jours, selon des témoignages recueillit sur place.  En cas d’urgence aussi bien pour les élèves scolarisés et les autres patients de la cité, c’est la protection civile qui prend en charge les cas d’urgence sur des appels téléphoniques.  Très peu de cité disposent de telles structures. Et comme le malheur n’arrive jamais seul, de nombreux citoyens dénoncent l’occupation illégale d’un lieu de santé. Malgré toutes les réclamations et les écrits, aucune réaction n’a été enregistrée pour reloger l’indu occupant et libérer l’espace qui va dans l’intérêt général.     

Assainissement : des eaux usées à ciels ouvert

Les agences ADE et SEAAL, sont vivement interpellés, afin de prendre en charge le souci de la fuite d’eau dans les meilleurs temps. Déplorant souvent les promesses non tenues, l’une des plus grandes craintes qui a été mise en avant, c’est le retour des maladies contagieuses et autres typhoïdes qui peuvent surgir d’un jour à l’autre. Des espaces verts paraissent de loin comme des firmes à visiter, mais de près, l’on s’aperçoit qu’il s’agit de la stagnation des eaux usés qui dégagent des odeurs nauséabondes dès que l’on s’approche de quelques dizaines de mètres de cette espace. Absence de pris en charge des réclamations sans cesses. Des citoyens n’ont pas manqué de souligner des éléphants qui viennent en nocturnes pour croiser face à face les habitants. Comme une forêt sauvage en plein habitations.                

Le mouvement associatif à la rescousse de la cité

Au service du développement de leurs cité depuis, Boualem Merah, président de l’association El Amel qui a été agrée depuis 1989 et son équipe soulignent « Dans un Etat de droit qui se respecte l’échelle des valeurs, notre cité devrait être accompagné et reconnue par les pouvoirs publics, comme une cité modèle » dit-il tout en ajoutant « Nous ne sommes pas une charge pour l’Etat. Nous avons allégé le problème de logement qui revient très cher à l’Etat. Nous avons compté sur nos propres moyens pour régler nos préoccupations quotidiennes. Mais on a besoin de ce qui répond aux besoins de toutes cités et habitations digne de son nom depuis des années. Mais, malheureusement, ce n’est pas le cas » déplore-t-il.

A.C

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