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mercredi 20 janvier 2021

Reportage-Beni Maouche: Au cœur du village martyrs Imazithene

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« Le village imazithene recèle une histoire assez riche et très importante pour ses enfants qui luttent depuis des lustres. Mais, malheureusement,  la jeunesse ne s’intéresse pas et ne cherche pas à connaitre le passé très douloureux. Le seul qui a aidé vraiment les habitants du village, c’est l’enfant du village. Mourad Oulmi, P-DG du groupe SOVAC, victime des rouages du cercle de la issaba, on attend sa sortie de la prison avec impatience », nous dit-on. 

Reportage signé Amar CHEKAR

Situé à cinq kilomètres environ du chef-lieu de la communale Beni maouche Wilaya de Béjaia, le village historique imazithene révèle des secrets de la révolution algérienne 1954-1962 que seuls les moudjahidines qui ont vécu la période peuvent en témoigner sur la réalité et les tenants et les aboutissants des secrets de toutes les guerres des peuples qui luttent pour leurs liberté et indépendances.  De prime à bord, ce petit village qui abrite encore une dizaine de familles seulement, se distingue par deux stèles commémoratives. La première stèle de 17 personnes avec noms et prénoms est érigée à la mémoire des martyrs qui sont tombés aux champs d’honneur. La deuxième stèle est réalisée à la mémoire de 14 villageois que l’on dit victimes beaucoup plus de rendement de comptes que d’autres fait de trahison de la révolution.  « Ce sont des massacres qui sont commis à tort et à travers. Personnes ne peut dire toute la vérité. Chacun avance sa version des faits », déplorent de nombreux villageois que l’on a rencontrés sur place.  Aziz Oulmi, un jeune agriculteur  agé de 40 ans environ, doté d’une sagesse philosophique remarquable souligne: « Le village imazithene recèle une histoire assez riche et très importante. Mais, malheureusement,  la jeunesse ne s’intéresse pas et ne cherche pas à connaitre l’histoire  qui constitue la base de tout le développement individuel et collectif », déplore-t-il.  

Un des fiefs des martyrs de l’indépendance nationale

A l’instar d’autres villages qui abritent des centaines et milliers de martyrs à l’époque de la guerre de libération nationale, ce village qui se trouve aux fins fonds des montagnes, entouré  d’idjissen, Ijdharene, thala Tinzar, Ighzer Oubellout et plus, était  un lieu de rencontre et de concertation que  l’on préparait pour ravitailler les troupes et faire face aux colons français. Plusieurs martyrs à qui l’on a reproché de travailler avec les colons français et beaucoup d’autres traitres de la révolution sont considérés comme des moudjahidines. La guerre des rumeurs est une arme redoutable pour semer le trouble est la division de la population acquise dans sa quasi majorité pour  l’indépendance du pays. « Personnellement, j’ai assisté plusieurs aux regroupement des moudjahidines qui sont envoyés aux frontières de la Tunisie pour l’armement. Beaucoup d’entre eux ne sont pas revenus pour des raisons des tiraillement et divisions qu’on ignore jusqu’à présent », selon Amar Ouziane du village ijdharene agé de plus de 80 ans. Comme tous les anciens moudjahidines qui gardent des moments inoubliables de leurs vies et moment de leurs vécus, enregistrent des trous de mémoires à cause de l’âge avancé, constitue un des éléments important pour l’écriture de l’histoire.

Zones d’ombres: La vérité qui blesse     

« Si nous venons à mourir, défendez nos mémoires » Didouche Mourad

Contrairement à d’autres villes et villages de la commune et wilaya de Béjaia qui ont bénéficié plus au moins des projets de développement locale, le village imazithene est  n’inscrit nulle part dans les budgets de l’Etat et pas des moindres dans l’Algérie nouvelle qui prône la prise en charges des « zones d’ombres» préconisé  par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, mais, malheureusement, ce village qui ne fait pas partie des préoccupations, ni des citoyens du village lui-même, ni des projets communale, c’est plus tôt, un seul enfant du village imazithene, en l’occurrence Mourad Oulmi, incarcéré depuis qui a fait le bonheur de tout le village et la commune de Beni maouche. C’est Mourad qui a goudronné la route du village qui mène vers le chef-lieu communale, afin de faciliter la vie et la circulation entre le village et le chef-lieu communale. A l’exception de Sonelgaz qui a assuré l’électricité aux villageois à travers tout le pays, rien de plus pour marquer l’apport de l’Etat en matière de développement locale de nombreux villages.  Interrogé sur l’apport de l’Etat dans la mise en place des moyens nécessaires pour répondre aux besoins des habitants, surtout que le village est vraiment isolé de tout, les habitants affirment et réagissent à tour de rôle. « L’Etat n’a rien fait et n’ rien donné pour le village depuis 1962. C’est  plus tôt, Mourad Oulmi, l’enfant du village qui nous aidé. Mourad n’aime pas que l’on parle de lui quand il aide les gens. Maintenant, c’est à nous de parler de lui. Il n’a fait que du bien pour le pays. Mourad  n’est pas corrompu. Mourad n’a pas transféré l’argent du pays vers l’étranger. Il a créé des milliers d’emplois et  ramené un des plus grands constructeurs automobiles en Algérie. Ce sont les gens et responsables politiques que l’on doit poursuivre et emprisonner et non pas Mourad Oulmi qui a fait beaucoup de bien pour le pays. C’est l’issaba du clan de Bouteflika qui l’a induit en erreur. On ne sait pas pourquoi et comment peut-on jeter en prison une personne qui fait du bien pour tout le monde. Il a aidé beaucoup de monde en Algérie et pas seulement son village natal », lance-t-on avec beaucoup d’émotions et de regret au même temps.

Mourad Oulmi a fait beaucoup de bien pour la population

Fontaine du village construite par la solidarité collective

Citant  quelques exemple et aides phares  qu’il a apportés aux habitants, à commencer par la  construction de la fontaine du village pour boire et abreuver les animaux et régler cette problématique pour de bon, plusieurs habitant du village témoigne du bien que l’on connait de l’enfant du village que personne ne crois au retournement des situations. « Vous parlez de Mourad Oulmi ?  C’est une fierté pour tout le village,  la commune et pour le pays.  C’est  Mourad qui a construit la mosquée du village. C’est Mourad qui a construit le nouveau lycée de la commune de beni maouche, c’est Mourad qui a permis aux enfants des villages d’aller à l’école. C’est Mourad qui a aidé les personnes âgées, les enfants.  Tous les habitants lui reconnaissent la générosité. Il a été induit en erreur par la issaba des clans maffieux et corrompus.», déplore-t-il.  Convaincu de la valeur humaine, morale et de l’honnêteté de son cousin, Aziz Oulmi, s’élève contre l’injustice et la corruption qui gangrène le pays « Mourad c’est mon cousin. Je le connais depuis son enfance. C’est quelqu’un de juste et d’honnête. Maintenant, s’il on l’accuse de vol et de corruption,  réellement, je respecte la décision de la justice. Mais, si l’on, incarcère les personnes injustement, personne ne l’accepte. Ni Dieu, ni la loi, ni le peuple », dit-il, tout en poursuivant que si nécéssaire  pour le faire sortir de la prison, on est prêts de faire une pétition dans tout le village, la commune, la wilaya de Béjaia et dans toutes les autres wilayas du pays pour appuyer la décision de la justice pour sa libération.  

Par Amar CHEKAR

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