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jeudi 21 janvier 2021

Rachida Ould El hocine Ben Sidhoum, écrivaine: «Je veux faire valoir la littérature amazigh dans d’autres langues et pays.»

A lire

Doctorante en 2éme années langue tamazight à l’université Mouloud Mammeri, Tizi Ouzou, Mme Rachida Ould El hocine Ben Sidhoum, l’écrivaine, l’étudiante, la femme au foyer et la créatrice de valeurs ajoutées au développement littéraire de la langue maternelle, est sur le point d’éditer son 5éme livre intitulé Icenga n,talsa. Son tout premier livre est une traduction « Poésie à mon mari ». un vibrant hommage qu’elle rend à sa mère intitulé « Keltoum Yemma Thaazizth ». Cette écrivaine qui se distingue beaucoup plus par le côté immatériel des choses, affirme modestement « Mon objectif principal est de faire avancer la langue tamazight avec d’autres langues du monde beaucoup plus que les choses matériels et financières. Par manque de temps ou d’invitations crédibles, je n’ai jamais fait de  présentations et ventes dédicaces, afin de faire la promotion à mes livres. » a-t-elle soulignée. Répondant à la question de son choix d’éditer son prochain livre en Romanie, Rachida Ould El hocine Bendou, souligne « Le choix de l’édition de ce 5éme roman avec une écrivaine Romane, est motivé par mon souhait de partager et faire connaître notre littérature en langue Amazigh dans d’autres pays et langues du monde », fait-elle savoir.  

La promotion du livre préoccupe    

Evoquant le travail de la direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou dirigée par Mme Nabila Goumeziane, qui fait un excellent travail en faveur de la promotion du livre, les auteurs les travaux artistiques depuis, Mme Rachida Sid houm, reconnaît d’emblée l’importance et la valeur de ce rapprochement entre la direction de la culture avec les auteurs et le monde des artistes de manière générale : « Oui, c’est vrai.J’apprécie beaucoup le travail de la direction de la culture de tizi Ouzou qui fait de son mieux pour développer  les relations dans ce sens, mais, malheureusement,  c’est beaucoup plus par manque de temps que je n’ai pas participer aux différentes rencontres et évènements littéraires », a-t-elle soutenue. S’agissant des difficultés de l’édition en langue tamazight, Rachida Ben Sidhoum qui est restée dans l’anonymat jusqu’à présent, déplore le manque d’intérêt des éditeurs pour les livres écrits en langue tamazight pour des raisons de la faible commercialisation, et ce, malgré qu’elle  a éditée quatre ouvrages, à commencer par le premier: Keltoum Yemma thazizth « Keltoum, maman chérie », le 2éme livre roman : L’hif Dhoussirem « La misère et l’éspoir » ainsi le 3eme qui est un recueil de poésie intitulé Intass igma « Dite à mon frère » qui est un message adressé aux frères est sœurs de manière générale, afin de faire valoir la valeur de la vie humaine sans distinction aucune, et le quatrième ouvrage : Icenga n talsa  qui veut dire « Les ennemis de l’humanité » que l’on retrouve aux  maisons d’éditions, Achab et El Amel. Créatrice de valeurs, cette écrivaine restée anonyme, reflète toute les richesses intellectuelles, culturelles des dizaines d’auteures et d’artistes qui sont très proches de nous, lorsque la communication est de mises même si nous sommes à des milliers de km. Bon vent Mme, l’écrivaine prospérité. L’avenir vous appartient.  

Amar CHEKAR   

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