Portrait/Messaoud Boutouil 86 ans: « Nous étions pauvres, mais riches de valeurs morales et culturelles.»

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Chaudronnier et Ferronnier de profession depuis 1958, Messaoud Boutouil, natif de Sétif, continue de travailler dignement et d’être utile en réparant les cafetières et des petits appareils pour subvenir à ses besoins. Ancien employé de la société Sogédia, évoque un souvenir très cher pour lui. « J’ai inventé un appareil pour l’analyse de l’eau salé. Il y a eu des ingénieurs qui ont pris l’appareil comme prototype pour fabriquer cet appareil en quantité et d’autres se sont moqués de moi. Ces gens n’ont qu’à faire ce que j’ai fabriqué ou de se taire tout simplement ». A 86 ans, Messaoud Boutouil, se remémore : « Avant, il y a très longtemps, nous étions heureux même si nous avons vécu dans la pauvreté et la misère. Mais, notre richesse morale et culturelle ont fait de nous des hommes justes, honnêtes et solidaires », se rappelle-t-il. Témoignant sur un cas immorale et inhumain qui reste dans sa mémoire ; rien que pour faire la comparaison entre le son passé lointain et notre époque, cette bibliothèque très estimé au marché t’nach a Belouizdad, déplore le comportement d’un médecin entre guillemet. « J’ai la main droite qui tremble. Je suis allé voir un médecin pour me soigner. Il m’a dit que je n’ai rien de grave. Mais, il a encaissé 6000 DA. J’avais 5000 DA dans ma poche, il m’a demandé de lui compléter 1000 DA qui reste et je suis revenu après pour lui payer la somme qu’il a demandé. Moi, je travaille dure pour gagner mon ma croûte, mais, lui en quelques minute il encaisse 6000 Da sans rien faire. C’est de l’escroquerie» déplore cette bibliothèque qui regrette la disparition des valeurs morale et la noblesse médicale.   Installé dans une petite boutique à proximité du marché t’nach, cette bibliothèque que très peu de personnes connaissent la valeur des métiers et du travail productif, Messaoud évoque la cause de plusieurs crises des peuples.  «Tout le monde court derrière le commerce et le gain facile et l’on ignore la valeur des travailleurs qui produisent ces même produits dans les usines. Hélas ! », A-t-il résumé. Aami Messaoud a senti une joie remarquable que pour avoir écouté et discuté avec lui sur l’attachement à son métier et la mutation culturelle et sociale.  Interrogé sur la question du coronavirus, cette bibliothèque souligne que le coronavirus existe. « Je vois un virus très petit dans mon imagination. Mais, beaucoup ne le voient pas malheureusement ».  

A.C        

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