Parti des Travailleurs : le comité central réitère son soutien à Louisa Hanoune

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Le parti des travailleurs PT, revient à la charge qui prévaut la situation politique et économique du pays. A la veille du lancement de la campagne électorale des prochaines élections présidentielles du 12 décembre 2019. le PT, inscrit son action dans le soutien de la marche du peuple qui continue de mener une lutte pacifique pour le changement politique et le rejet de ces élections qui profite toujours aux tenants de l’ancien système politique marquée par la corruption et luttes des clans au dépend. engagé au côté du mouvement pacifique Hirak qui enregistre son 9é mois de lutte loin de la violence, le comité central du PT, s’exprime sur plusieurs points et préoccupations depuis.Infodalger, publie le texte intégral de la déclaration du Parti des Travailleurs PT.

       Déclaration

 Le Comité central du Parti des travailleurs s’est réuni en session ordinaire le samedi 16 novembre 2019. Il a abordé l’accélération des évènements politiques et des questions organiques. Avant d’aborder la situation politique, le Comité central a renouvelé son franc soutien à la Secrétaire générale du parti qui entame son septième mois de prison, après sa condamnation arbitraire à 15 ans de prison ferme par le tribunal militaire de Blida lors d’un procès politique expéditif. A la veille de la tenue de son procès en appel, le comité central réitère son appel à sa libération immédiate et inconditionnelle et réaffirme que rien ne justifie son maintien en prison car elle n’a commis aucun crime, aucun délit. La place de Louisa Hanoune est à la tête du Parti des travailleurs et dans la révolution pour laquelle elle a consacré 43 ans de sa vie militante. Sa condamnation, à l’instar de celles de plusieurs citoyens, est un acte criminalisant l’action politique. Le Comité central enregistre avec une grande satisfaction les prises de position en faveur de la libération de la Secrétaire générale du Parti de la part de plusieurs partis politiques, syndicats autonomes, organisations de droits de l’homme, collectifs nationaux pour la libération des détenus, personnalités nationale. Il exprime également sa reconnaissance et fierté de la large campagne internationale pour la libération de la secrétaire générale du PT et Coordinatrice de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples EIT qui se mène dans 101 pays répartis sur quatre continents. Pour le PT, la situation révolutionnaire qui prévaut dans notre pays est une traduction de la situation mondiale marquée par des soulèvements populaires massifs rejetant les régimes inféodés au capital financier international qui pillent les nations et plongent les travailleurs et leurs familles dans la misère. En Irak, au Liban, au Soudan, au Chili, à Hong Kong. Les peuplent exigent le départ des régimes oppresseurs, alliés de l’impérialisme. Ils veulent prendre leur destin en main, ils veulent vivre et jouir de leurs droits fondamentaux. En Europe, marque par la crise de dislocation de l’Union européenne, les travailleurs et les peuples se mobilisent pour leurs droits dans plusieurs pays. Le Comité central salue la poursuite de la mobilisation révolutionnaire du peuple algérien qui vient de démontrer une nouvelle fois à l’occasion du 39ème vendredi son attachement au véritable changement, son rejet du simulacre scrutin présidentiel du 12 décembre 2019 qui maintient de facto le régime présidentialiste foncièrement anti-démocratique. Les Algériennes et les Algériens en rejetant l’élection présidentielle du 12 décembre, rejettent le recyclage du régime et son replâtrage et expriment leur aspiration profonde à l’exercice de la souveraineté et à décider eux-mêmes de la nature du régime à mettre en place. Le Parti des travailleurs qui a inscrit dès sa fondation en 1990 la question du départ du régime et la mise en place de l’Assemblée constituante souveraine s’associe pleinement au rejet populaire de l’élection présidentielle. Une pseudo-élection dont la seule fonction est de maintenir un régime moribond responsable des malheurs qui frappent la nation dans tous les domaines. Il réaffirme que le maintien du régime en place constitue un danger pour la sécurité et l’unité nationales. Les mots d’ordre scandés dans les manifestations gigantesques réclamant un changement radical dans le domaine politique, économique, social, culturel… résument clairement les objectifs de la révolution. Pour le PT, les mobilisations hebdomadaires mardis et vendredis, les grèves des travailleurs dans plusieurs secteurs d’activité et les mobilisations de la population réclamant l’amélioration des conditions de vie dans plusieurs régions du pays ont valeur de référendums en faveur du départ du régime. Aussi, le PT exprime sa vive inquiétude suite aux contre-manifestations, médiatisées par les télévisions publiques et privées, encadrées par l’administration et les services de sécurité dans le but d’accréditer une fausse adhésion à la feuille de route du pouvoir de fait qui a fait le choix dangereux de passage en force, alors que les manifestations massives réclamant le départ du régime sont systématiquement boycottées et censurées par ces mêmes médias lourds. Cette manière d’agir est susceptible de provoquer l’irréparable. Qui a donc intérêt à provoquer des affrontements entre ceux qui rejettent l’élection présidentielle, l’immense majorité, et une infime minorité instrumentalisée et entraînée par les autorités dans un jeu extrêmement dangereux ? Par ailleurs, le PT dénonce la répression violente et les interpellations de manifestants à Annaba, à Constantine, à Tizi Ouzou, à Alger, à Tamanrasset. Ainsi que des poursuites judiciaires contre les acteurs de la révolution à Bechar, Guelma, Oran, Alger, Tlemcen, Chlef. Tout en dénonçant l’instrumentalisation de la justice dans des opérations de règlement de comptes, le PT considère gravissime les condamnations de manifestants pour port de l’étendard de l’amazighité car en plus de remettre en cause une réalité historique de notre pays, celles-ci annihilent des acquis fondamentaux de la question amazigh et risquent de provoquer des fractures dans la société qui a vu son unité renforcée comme jamais auparavant par la révolution en cours. Pour le PT, porter l’emblème amazigh n’est ni un crime ni un délit, c’est l’affirmation de notre identité millénaire, de notre personnalité. Comme l’expliquait la camarade Louisa Hanoune au congrès du PT décembre 2018, « l’Algérie est un pays africain, amazigh et apparenté à l’ère arabo-musulmane». Et, opposer l’emblème amazigh au drapeau national c’est préparer des déchirements, un schisme dans le tissu national. Pour ces raisons, le PT appelle les Algériennes et les Algériens à la vigilance, à ne pas répondre aux provocations afin pour déjouer les pièges et les manœuvres visant à provoquer la violence par populations interposées à des dessins obscurs. Le Comité central du PT a discuté de l’extrême dangerosité de la cascade de lois adoptées par le parlement au pas de charge visant à brader la souveraineté nationale et à exposer le pays à davantage de pillage étranger. La loi de finances 2020 est une déclaration de guerre contre la majorité de la population. En plus d’instituer de nouvelles taxes et impôts pour le peuple travailleur, la loi abroge la règle de souveraineté nationale dans le domaine de l’investissement étranger 51/49, ré-autorise le recours à l’endettement extérieur et introduit une série de mesures d’austérité (réduction des transferts sociaux, -63% des subventions de l’Etat au logement, – 1000 milliards de DA au budget d’équipement et 00 DA d’augmentation pour le budget de fonctionnement. La loi sur les hydrocarbures, une copie de la loi de Chakib Khellil de 2005 avortée notamment par le combat du PT sous la direction de Louisa Hanoune, constitue une attaque frontale contre un secteur vital pour la nation. Pour le PT, l’ouverture du transport par canalisation des hydrocarbures aux multinationales est une brèche à l’ingérence étrangère, voire à l’installation de bases militaires étrangères sous prétexte d’assurer la sécurité des installations. Les exonérations fiscales et parafiscales accordées aux multinationales, en plus de constituer un manque à gagner au trésor public constituent un danger pour la sécurité énergétique du pays qui verra une surexploitation de l’énergie fossile non renouvelable. C’est toute la nation qui risque d’être étranglée par la perte de souveraineté sur un secteur qui génère pour le pays 98% des ressources en devises. Pour le PT, ces deux lois constituent une allégeance claire aux grandes puissances dont les intérêts se confondent avec celles des multinationales qui ne peuvent que se réjouir de leur contenu qui facilite et accélère le pillage de la nation. L’amendement de la loi organique régissant les lois de finances LOLF est grave et dangereux car il remet en cause une prérogative régalienne de l’Etat, celle de définir la politique fiscale du pays. Cette prérogative est transférée dans le secteur des hydrocarbures à l’entreprise publique Sonatrach, elle-même soumise aux lobbies des majors du pétrole. Enfin la loi facilitant les perquisitions et les investigations de la police judiciaire des services de l’armée ex DRS sans un mandat explicite des magistrats ouvrira la voie à tous les types de dérapages et instaurera un climat de terreur dans le pays. En accord total avec les millions d’Algériens et d’Algériennes qui n’ont pas cessé de réclamer le retrait de ces lois antinationales et liberticides, déniant le droit au gouvernement et au parlement illégitimes de décider du sort du pays, le parti des travailleurs considère que la meilleure garantie du maintien de la flamme de la révolution réside dans la poursuite de la mobilisation révolutionnaire du peuple ainsi que le rejet de la mascarade électorale du 12 décembre prochain. Pour permettre au peuple algérien de prendre son destin en main, consolider son unité, il a besoin d’exercer sa pleine souveraineté pour défendre la souveraineté nationale sur les richesses du pays. Pour concrétiser le changement radical réclamé par les millions d’Algériennes et d’Algériens, le PT appelle toutes les forces vives du pays politiques, syndicales, associatives, comité  à agir dans l’unité afin de lever les obstacles dressés devant l’auto-organisation des Algériens et des Algériennes mobilisés depuis plus de neuf mois pour en finir avec un régime politique oppresseur, despotique et méprisant. Pour le PT, l’auto-organisation dans les usines, les universités, les quartiers, les villages…puis leurs fédération au niveau communal, wilaya et enfin national donnera à la révolution le moyen organisationnel nécessaire pour imposer la volonté de la majorité du peuple. La mise en place d’une assemblée constituante souveraine par la sélection démocratique de délégués es élus es à la base et révocables ou par l’élection au suffrage universel par des instruments d’organisation et de contrôle que mettra en place la révolution permettra sans aucun doute aux millions d’Algériens et d’Algériennes de s’insérer dans l’entreprise de refondation politique, institutionnelle et constitutionnelle comme base de départ pour opérer la rupture franche avec le régime obsolète, présidentialiste, personnel responsable de toutes les dérives.

Alger, 16 Novembre 2019

Le Comité central du PT

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