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mardi 19 janvier 2021

Médias: Est ce le retour du 4ème pouvoir en Algérie ?

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L’Entv ouvre le débat des médias  » Dans l’abscence de professionnels et la régulation des médias, ce sont les journaux étrangers qui informent les Algériens sur l’actualité de leurs propre pays », a regretté, Mustapha Hamici, directeur général du journal Echaab, lors de son intervention sur le plateau de la télévision nationale. Mettant en évidence le professionnalisme et la rigueur, Mustapha Hamici n’a pas manqué de revenir sur une situation donnée, ou ce sont les médias étrangers qui reprennent l’information diffusée par les journaux Algériens. Réduisant l’importance et la place qui sied aux médias Algeriens, les invités de l’émission « El hadeth » ont longuement insisté sur la formation des journalistes et la prise en charge de la situation sociale des journalistes qui vivent dans la précarité au point de devenir la proie facile de toutes les récupérations politiques et lobby maffieux. Conséquence d’une mauvaise gouvernance depuis des décennies, Kamel Bensari, directeur de la publication « Le jeune indépendant » n’a pas ménagé les tenants du système politique qui a fait mains basse sur les journaux et les journalistes qui sont devenus des outils au services des intérêts personnels et idéologiques au dépend de la notion du 4ème pouvoir et au détriment de l’intérêt du pays. Le blocage des sources d’informations est un des obstacles majeurs qui empêche l’émergence d’une presse nationale digne de son nom. L’abscence de spécialisation des journalistes d’une part et d’autres part, le manque de respect de la déontologie engendre des situations aberrantes. L’importance ne réside pas dans le nombre de journaux, souvent agréé via des coups de téléphones et non pas sur les critères exigés, a fait perdre la crédibilité des médias qui se retrouvent dominé par les réseaux sociaux composé de toutes les situations que l’on peut vivre à commencer par les Fakes news. L’absence de syndicat des journalistes représentatif qui place l’intérêt général et national est un point qui a été absent dans le débat qui aurait apporter un semblant de mise en évidence de cette véritable défaillance qui n’arrivent toujours pas à s’unir et créer la dynamique médiatique qui peut défendre la presse nationale dans toutes ses composantes. Toutes les constitutions du pays ont inscrit noir sur blanc la consécration de la liberté d’expression, mais cela reste de simples textes sans applications.

La Fédération internationale des journalistes FIJ s’inquiète de la situation

Avançant un nombre qui dépasse 1000 journalistes qui n’ont pas reçus leurs salaires depuis plusieurs mois et d’autres licenciés pour une raison ou une autre, La FIJ appelle mles autorités Algerienne a y remédier dans les meilleurs temps, a-t-on souligné dans un communiqué daté ce jeudi 11 juin 2020. Citant l’emprisonnement du journaliste Khaled Drarni, et le blocage des journaux Maghreb Émergent et radio M, ainsi que la dégradation de la pratique journalistique qui sort du cadre de cette noble profession, comme contre pouvoir et voix des peuples de tous les pays du monde, cette organisation revient sur l’exigence de respecter les règles du métier du journaliste qui se base sur la liberté d’expression et loin de toutes les pressions et récupérations politiques,ainsi que l’aide financière au secteur des médias qui doit être géré de manière équitable.

Amar CHEKAR

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