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mardi 19 janvier 2021

Maroc: Des milliards pour le soutien du Royaume à l’étranger

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Des diplomates et des hommes d’affaires marocains et des pays africains, s’octroient le droit de faire des affaires au dépend du droit international qui régissent le droit des peuples à leurs liberté, indépendance.  

Comme sa voisine bissau-guinéenne, la Gambie aura également droit à un nouveau bâtiment abritant son ministère des Affaires étrangères, constitué de trois étages et construit aussi comme dans la grande ville de Bissau par l’énigmatique Rahal Boulgoute, patron de Marita Groupe pour près de 14 millions de dirhams. Preuve à l’appui, le Desk qui détient une copie du document, révèle au grand jour, la tractation louche du Maroc. « Celui-ci « Rahal Boulgoum NDLR », est également impliqué dans d’autres projets immobiliers, aux Comores, où son groupe construit deux cités universitaires d’une capacité de 120 chambres.».  Cet archipel de l’océan Indien avait ouvert le bal diplomatique en décembre dernier en ouvrant un consulat à Laâyoune, dix mois avant l’inauguration de son ambassade dans la capitale, rapporte le journal online le Desk. En Haïti, premier pays non-arabe et non-africain à posséder une représentation diplomatique au Sahara, à Dakhla, Marita bâtit 500 logements sociaux pour un investissement de 160 millions de dirhams, d’après la même source. Boulgoute Rahal, homme d’affaires appuyé aux projets d’envergure au service de la politique de sa Majesté le Roi qui veut faire sienne a dépende du droit international, associé à Moulay Youssef El Alaoui qui revendique un lien bien que lointain avec la famille royale, a dépoussiéré récemment un projet ciblant directement la diplomatie Marocaine.  Africa Intelligence a révélé cette semaine que Dar Essalam Gardens – un lotissement-resort de luxe situé non-loin du Royal Golf éponyme, incluant villas de standing et hôtel 5-étoiles – abritera « une cité diplomatique de villas réservées du moins officiellement aux dignitaires étrangers en poste à Rabat». Activant toujours dans la même lignée des affaires louches, Marita a créé en octobre dernier une filiale ad-hoc, Diplomatic City Dar Essalam Gardens.  De nouvelles ambitions que certains lient à la présence de son épouse, Zineb Bouhou, au sein du cabinet du ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, rapporte le journal le Desk. Cette dernière était déjà titulaire du poste d’assistante du chef de la diplomatie sous Taieb Fassi-Fihri, sous l’actuel chef du gouvernement, Saâdeddine El Othmani, qui serait même, selon Al, « témoin de son mariage avec Rahal Boulgoute » et sous Salaheddine Mezouar. Par ailleurs, le rôle de Rahal Bougloute dans ses connexions diplomatiques interrogent lorsqu’on relève qu’il fréquente assidument VIP et chancelleries étrangères, dont on peut citer par exemple le directeur général de la Banque Islamique du Développement BID ou encore Morris Sackor, le vice-président du CNI du Libéria.

Des projets colossaux pour faire l’impasse du le dossier Sahraoui

Présent durant une soirée, Abdoul Karim Bangoura, ancien footballeur guinéen, et par ailleurs, l’ex-ministre des sports du Libéria n’hésitera pas à présenter son ami marocain, comme étant un conseiller spécial du roi. C’est d’ailleurs au Libéria qui a lui aussi planté son drapeau dans les provinces du sud que Boulgoute érige une grande mosquée. Autre pays autres affaires. Le 23 janvier dernier, c’est Sao Tomé-et-Principe, État insulaire africain de 210 000 habitants, qui ouvrait lui aussi un consulat à Laâyoune. Quelques mois plus tôt, c’est le premier ministre Jorge Bom Jesus qui annonçait que le Maroc comptait contribuer au budget de l’Etat de son pays, à hauteur d’un million de dollars par an. Il s’agit d’une aide financière directe, reconnaissait-il, devant entrer en vigueur au courant de l’année.  Une annonce faite à son retour de Tanger où il avait été invité au Forum Medays, événement annuel du think tank Amadeus dirigé par Brahim Fassi-Fihri, le fils du conseiller diplomatique du Palais et ex-MAE, Taieb Fassi-Fihri. Fin août 2020, les responsables du Sao Tome-et-Principe annonçaient que le Maroc comptait prendre en charge 80 bourses d’étudiants. Et ce n’est pas tout  pour le secteur de la santé.  Le chef de la diplomatie de Sao Tomé a indiqué qu’en « plus de fournir un lot de médicaments, les autorités du Royaume du Maroc ont mis à disposition un montant pour soutenir le secteur de la santé face aux besoins présentés par le ministère de la tutelle ». Pour cet état insulaire, le Maroc va également plus loin, en débloquant 1,5 million de dollars pour la construction d’un stade de football dans la capitale de Sao Tomé et mieux encore, finance les voyages et les séjours de leurs officiels lors d’événements internationaux. En contrepartie « nous les appuyons dans leur candidature au sein des organismes internationaux », a reconnu la ministre des Affaires étrangères Elsa Pinto. Pour les autres pays, les traditionnels soutiens, rentrant dans le cadre de conventions signées, sont de mise. Suppression de visas, octroi de bourses d’études, renforcement des investissements et formation d’experts et d’étudiants. Source, Le DESK.

Ferhath F

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