Vaux mieux prévenir que guérir

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C’est la pénurie des médicaments. Le premier prescrit. Le deuxième critique. Le troisième subit dans le silence et la solitude. Allongé sur son lit à l’hôpital, Si Slimane fixe de ses yeux la lampe de sa chambre à l’hôpital. Les médicaments introuvables dans la pharmacie et les officines. Même pas le générique pour remplacer la molécule essentielle qui soulage le patient. C’est plus de 250 produits introuvables. Zevothroxe, Ventoline,VitamineD, Novastéride, Nozinan, Athemyl30, Artelac, Tétanoreine, Fortrans, Meteospasmyl etc. Djamel Ould Abbas, à l’époque où il était ministre de la santé, a parlé de la maffia du médicament qui était derrière la pénurie des produits alors que lui-même fait partie de cette maffia. Beaucoup se sont engagés à produire le médicament en Algérie et se substituer à l’importation des produits. Les laboratoires censés d’assurer 70% des besoins du marché. Au centre de la chaine, c’est le patient qui cherche son produit en vain. Un déséquilibre récurrent entre production, importation et distribution des produits pharmaceutiques depuis des mois. Moulai décidé de consulter son médecin. « Docteur, je suis venu pour une consultation médicale. Mais, je ne connais pas exactement la maladie. Je souffre de tout et de rien », dit-il, tout en sachant que la première ordonnance qui lui a été donnée n’a pas eu son effet escompté. Plus de produits introuvables que les produits disponibles. Avant d’aller revoir son médecin traitant, le patient s’est dit le fait d’aller voire son médecin, il sera soulagé. Ne serait-ce le bon accueil et bonne parole. Pour lui quelques médicaments ou injections, ça lui suffirait. Mais, le véritable problème c’est psychique d’abord. Chemin faisant, Moulai a appris que deux médecins se sont chamaillés à distance. Le premier n’a pas le choix. Il doit donner une ordonnance à son patient. Le deuxième achète tout de l’étranger. Le produit cabas substitue à l’importation et la production. Mais à quel prix ?. Au centre de la défection politique, économique, sociale et culturelle, c’est le patient qui souffre de plus en plus. Vaut mieux prévenir que guérir.

A.C

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