Investissement: établire les avantages les incidences sur l’économie nationale

0
19

Le ministre du Commerce, Kamel Rezig a mis en avant, lundi à Alger, la nécessité d’établir un lien entre le niveau des avantages octroyés aux investisseurs et leur incidence sur l’économie nationale.

Le temps des avantage sans contrepartie est révolu dorénavant leur octroi sera subordonné à leur incidence sur l’économie nationale, et c’est là, la dynamique que nous souhaitons donner pour l’avenir”, a déclaré M. Rezig lors d’une Journée d’information sur les nouvelles dispositions de la loi de Finances 2020 et leur impact sur l’entreprise.Concernant la nouvelle loi de Finances, le ministre a estimé qu’en dépit la conjoncture “très particulière” qui a vu son élaboration, elle renferme plusieurs acquis, dont la préservation du caractère social de l’Etat,l’imposition de la fortune en consécration de la justice sociale, l’autorisation de l’importation de véhicules d’occasion de moins de trois ans et la suppression de la règle 49/51 régissant les investissements étrangers. L’entrée en vigueur de cette loi coïncide avec le début de la mise œuvre du programme du nouveau président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à asseoir une économie, basée sur le développement, l’innovation et la valorisation de la richesse, tout en réhabilitant la notion du travail. Pour sa part, le Directeur général des impôts, Kamel Aïssani, a fait état d’une réflexion en cours pour engager une réforme profonde” du régime fiscal en Algérie.Il s’agit en particulier de la révision des avantages fiscaux qui seront calculées en fonction de leur rendement économique, a-t-il précisé.Soulignant l’impératif d’exiger une contrepartie aux avantages à accorder, il a indiqué qu’il faudrait au préalable définir cette contrepartie entre l’administration fiscale et les opérateurs économiques en termes de postes d’emploi à générer par l’investissement, des niveaux de production à atteindre et de son impact sur la réduction de la facture des importations.La réforme doit intégrer, également, les différents engagements contenus dans le programme électoral du Président Tebboune, dont la révision de certaines taxes, tels que l’Impôt sur le revenu global IRG et la taxe sur l’activité professionnelle TAP.   Evoquant la loi de Finances 2020, M. Aïssani a affirmé que son élaboration avait pour but primordial la préservation des équilibres financiers,  notamment à travers l’amélioration des recettes fiscales. Il a cité, à ce propos, les modifications apportées au régime de l’Impôt forfaitaire unique IFU, notamment la révision du seuil d’éligibilité à ce régime, dont le champs d’application exclut désormais les personnes morales. La Taxe sur la valeur ajoutée TVA au taux de 0% a été instaurée comme mesure alternative aux déclarations d’exonération dans le cas ou l’opérateur est bénéficiaire d’avantages fiscaux sur certains produits importés, a-t-il ajouté. Cette journée d’information sur la loi de Finances 2020, organisée par la Cambre Algérienne du Commerce et d’Industrie CACI a été une occasion pour expliquer les différentes mesures fiscales et douanières contenues dans la loi et discuter des modalités de leur application avec examiner avec les représentants des opérateurs économiques. Dans ce contexte M.Aissani a fait état de la promulgation prochaine de plusieurs textes d’application apportant plusieurs explications, notamment en ce qui concerne la définition de la start-up, étant donner qu’elle ouvre droit aux avantages fiscaux TVA à 0%, IFU ainsi que l’importation de véhicules d’occasion de moins de trois ans.

N.A

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici