Hirak: des acquis et des inquiétudes

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La deuxième année du combat pacifique du hirak, doit être celle de la mobilisation et de l’organisation pour construire une véritable force politique pour le changement radicale du système politique corrompu.   

Organisé par des étudiants, journalistes, avocats et des représentants d’associations connues et d’autres non reconnue proclamées acteurs du hirak venant de plusieurs wilayas, une conférence de presse a été animée aujourd’hui, au siège de l’association SOS disparus à Alger centre, après avoir été empêchée pour défaut d’autorisation dans un hôtel situé dans les hauteurs d’Alger. Saïd Salhi, vice-président de la ligue des droits de l’homme Laddh qui n’est plus à présenter, a souligné dans son intervention que «  le changement radicale, proclamé par le hirak depuis le 22 février 2019, veut dire la rupture avec les anciennes pratiques politiques et écarter   tous ceux qui ont soutenus le 5é mandat de la honte et revenir ensuite avec un autre visage pour continuer à profiter encore au dépend de l’intérêt du pays », a-t-il souligné. Tirant à boulet rouge contre les tenants du système politique corrompu qui ont soutenus l’insoutenable et se s’en enrichit au détriment du pays, Saïd Salhi,  revient sur le sens que l’on a donné au slogan irouhou ga3. «  Irouhou ga3, ne veut pas dire le chao. Le slogan signifie dans le jargon du peuple, de rester intransigeant contre les corrompus et tous ceux qui continuent d’ignorer la voix du peuple qui réclament un changement politique pacifique depuis. Khaled Drareni, journaliste, un des animateur de la rencontre est revenu longuement sur l’Etat des lieux de la presse nationale qui a pris un grand recule en matière de liberté d’expression. « Il faut reconnaitre que le peuple a pris le dessus sur la presse nationale. Le peuple s’est libéré de toutes la peur, mais pas les journalistes. Au lieu de rester indépendant ils sont devenu dépendants », a-t-il déploré, Arriver au point d’entendre  sahafa chiatines (lèche botte) chaque vendredi, cela fait très mal à la corporation, a-t-il conclut dans son intervention.

Les étudiants plus déterminés que jamais

 Hayat Mames, étudiante  a souligné que l’objectif du collectif des étudiants est de fédérer toutes les étudiants au niveau national, autour d’un seul objectif, à savoir le changement politique du système corrompu qui mené le pays vers la dérive. « Je suis convaincue que les étudiants Algériens sont près pour construire une nouvelle Algérie, basée sur la légitimité politique, la liberté d’expression et l’indépendance de la justice ». Tant que les détenus d’opinions du hirak  ne sont pas tous libérés, il ne faut croire que le pouvoir a compris et a  écouté le peuple qui reste déterminer de continuer sa lutte pacifique. La solution commence par la prise en charge des revendications du peuple.  C’est encore plus dangereux qu’avant. Ce qui s’est passé à Tlemcen, Oran est dans les wilayas de l’intérieur du pays, est un danger permanent qui plane sur la marche du peuple qui s’apprête à célébrer la première année de son engagement pacifique pour le changement du système politique corrompu, a-t-on indiqué.  Restant ouvert à la participation de tous les citoyens et des partis politiques à cette première initiatives ou l’on veut dégager des représentants, sans pour autant se réclamer du hirak au sens propre, les participants à cette conférences, ont repris les mêmes idées et revendications du hirak pour construire leurs organisation. La conférence a tournée dans son ensemble sur les grandes lignes d’un manifeste qui sera présenté jeudi prochain, lors de conférence nationale que l’on appelé « conférence unitaire » à la salle harcha à Alger.  

A.C

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