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dimanche 17 janvier 2021

Essais nucléaires: La France rappelée par ses déchets nucleaires en Algérie

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L’Organisation non gouvernementale internationale ICAN a lancé un appel pour exercer une pression sur la France en vue de déterrer les déchets provenant des explosions nucléaires effectuées dans le Sahara algérien, afin d’assurer la sécurité sanitaire des générations actuelles et futures et préserver l’environnement.

Le passé nucléaire de la France ne doit plus rester enfoui dans les sables. Il est temps de déterrer les déchets provenant des essais nucléaires réalisés entre 1960 et 1966 par la France au Sahara pour assurer la sécurité sanitaire des générations actuelles et futures », est-il relevé dans une contribution publiée sur le site internet officiel icanfrance.org d’ICAN (International campaign to abolish nuclear weapons.Sous le titre « Sous le sable la radioactivité ! Les déchets des essais nucléaires français en Algérie », cette Organisation qui lutte en faveur de l’abolition des armes nucléaires, a estimé que le déterrement de ces déchets permettra de « préserver l’environnement », mais aussi « d’ouvrir une nouvelle ère des relations entre l’Algérie et la France ». L’appel de cette Organisation internationale, qui regroupe quelque 570 Organisations non gouvernementales issues de 105 pays, intervient plus de 50 ans après le dernier essai nucléaire en Algérie et coïncide également avec la date du 29 août, consacrée par l’Organisation des Nations unies « Journée internationale contre les essais nucléaires ». ICAN, lauréate du prix Nobel de la paix en 2017, s’est référée à une nouvelle étude publiée par la Fondation Heinrich Böll, intitulée « Sous le sable la radioactivité, les déchets des essais nucléaires français en Algérie : Analyse au regard du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires ». L’étude a été réalisée par le directeur de l’Observatoire des armements, Patrice Bouveret, et le co-porte parole de l’ICAN France, Jean-Marie Collin. « Si on connaît le nombre des essais nucléaires réalisés par la France en Algérie (de 1960 à 1966), ainsi que les principaux accidents qui ont eu lieu, on ignore que les générations actuelles et futures et l’environnement du sud algérien restent soumis aux déchets, notamment radioactifs, présents sur ces sites », a fait observer cette Organisation internationale, relevant que l’étude en question « dresse ainsi un premier inventaire de ce qui a été volontairement laissé (déchets non radioactifs, matériels contaminés par la radioactivité, matières radioactives issues des explosions nucléaires) et enfoui sous le sable, du simple tournevis contaminé par la radioactivité, aux (épaves) avions et chars.

Mohamed Yalaoui

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