13 C
Alger
vendredi 22 janvier 2021

Dr Lyes merabet président du SNPSP : « Nous avons eu une dizaine de médecins qui sont dans le même cas »

A lire

«  J’ai demandé au bureau syndicale de la wilaya de Batna depuis longtemps de créer une cellule de syndicat au niveau de ain Touta. Mais, rien n’est fait jusqu’à présent. Je ne sais pas pourquoi. On doit relancer le bureau syndicale », insiste Dr Lyes merabet.

Sollicité pour réagir  sur le sujet du licenciement arbitraire du Dr Cherifa Meksem, médecin généraliste à l’EPH ain Touta à Batna, Dr Merabet a regretté d’emblée l’absence du syndicat SNPSP à l’EPH d’ain Touta. « Ce n’est pas la première fois que cela arrive. Cela se fait de manière détournée. Nous avons enregistré une dizaine de cas  pareils. Chaque médecin on lui colle quelques choses pour valider la décision de fin de stage. L’administration signe un contrat d’une période d’une année de stage et le gestionnaire peut ajouter le contrat d’une deuxième année sous forme de prolongation. Mais, ce n’est pas à un administrateur ou un simple agent qui va juger les compétences d’un médecin. Et ce n’est pas aux médecins aussi de juger les compétences de leurs confrères et consœur », a-t-il déploré. Poursuivant sa réponse, le président du syndicat Snpsp, qui présente un véritable handicape pour le secteur de la santé. «  C’est vraiment aberrant de revoir chaque fois ces situations. Un médecin c’est d’abord une personne qui a fait une formation universitaire. Diplômé de l’université. Ce n’est pas n’importe qui vient juger le travail d’un médecin ou  sanctionner pour telle et telle choses et prétexte », at-il ajouté. Evoquant plusieurs situations qui pose problème aux médecins, à commencer par le harcèlement moral, sexuel et administrative qui se trouvent souvent à l’origine des situations de conflits et au dépend du secteur sanitaire qu souffre de manque d’effectif et d’autres moyens matériels, Dr Merabet, souligne « Les gestionnaires ont souvent des méthodes vicieuses pour décider d’écarter tel et tel médecin. La seule personne qui préoccupe le médecin, c’est la situation des patients et non pas ces  agents de l’administration qui s’ingèrent dans le travail des médecins. Cette situation complique la vie professionnelle des médecins qui trouvent de grandes difficultés dans leurs dossiers pour changer d’établissement de santé en cas de conflit », a-t-il regretté. Le médecin peut travailler dans le secteur privé, mais, lorsqu’on lui colle quelques choses à son dossier, ça devient compliqué. Cela se fait au dépend des compétences qui défendent leurs métiers et patients qui se trouvent au centre des préoccupations quotidiennes.  

Amar CHEKAR          

- Advertisement -

Plus d'articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

- Advertisement -

Derniers articles