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mardi 26 janvier 2021

Corruption: Mme Maya risque des peines de 10 à 15 ans de prison fermes

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 Le parquet général près la Cour de Tipasa a requis, samedi soir, lors de la reprise du procès en appel de Nachinache Zoulikha-Chafika dite « Mme Maya des peines allant de 10 à 15 ans de prison ferme contre les principaux accusés.

En plus de confirmer la décision de confisquer tous les biens de Mme Maya et de ses filles, Imène et Farah, le représentant du parquet général a requis une peine de 15 ans de prison ferme assortie d’une amende de 6 millions DA contre « Mme Maya » et 15 ans de prison ferme assortie d’une amende de 1 million DA contre Mohamed Ghazi et Abdelghani Zaalane poursuivis respectivement en tant qu’anciens walis de Chlef et Oran. Le représentant du parquet général a également requis une peine de 10 ans de prison ferme assortie d’une amende de 6 millions DA contre les filles de Mme Maya, Imane et Farah en état de liberté. Dans le cadre de la même affaire, une peine de 12 ans de prison ferme assortie d’une amende de 1 million DA a été requise contre l’ancien directeur général de la Sûreté nationale, Abdelghani Hamel, alors que des peine de 5 et 12 ans de prison ferme ont été requises contre cinq  5 autres accusés, dont Chafik Ghazi fils de Mohamed Ghazi et le député à la retraire Omar Yahiaoui en fuite à l’étranger.

L’argent sale qui salit auteurs et complices

Dans sa plaidoirie, le représentant du parquet général a affirmé que les 14 accusés étaient poursuivis dans le cadre de la loi de lutte contre la corruption, a-t-il ajouté, soulignant que la reprise du procès vise la révision de la peine par le  parquet général et l’adaptation des peines prononcées par le tribunal de première instance de Chéraga, vu la gravité des faits. Les faits remontent à 2014, lorsque des informations sont parvenues aux services de sécurité sur une certaine Mme Maya qui aurait établi un réseau de contacts avec de hautes personnalités de l’Etat, ce qui lui a permis d’amasser une fortune, d’acquérir des biens immobiliers et de transférer des sommes en devise à l’étranger. Ledit réseau s’étendait entre Alger, Chlef et Oran jusqu’à l’étranger, selon le représentant du parquet général. La perquisition du domicile de la principale accusée a permis la saisie d’une somme de 270 000 euros, et près de 100 millions DA et des bijoux, selon le représentant du droit public. Après l’audition de toutes les parties impliquées dans cette affaire, la principale accusée a reconnu sa relation qui remontait à plusieurs années avec Mohamed Ghazi, lequel occupait le poste de wali de Chlef, ce qui lui a permis d’acquérir un foncier pour y construire un parc d’attraction dans des circonstances douteuses et illégales. Le foncier est inscrit au nom de sa fille Farah âgé de 19 ans.

Ferhath Fekrach

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