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mercredi 20 janvier 2021

ANSEJ: Plus de 70% d’entreprises concernées par le réechelonnement de leurs dettes

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 Plus de 70 % des entreprises créées dans le cadre du dispositif de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes Ansej sont en crise et nécessitent une prise en charge, notamment à travers le rééchelonnement de leurs dettes et la possibilité de disposer de plans de charge, a affirmé samedi le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la micro-entreprise Nassim Diafat.

Sur les 380.000 entreprises créées dans le cadre du dispositif Ansej, plus de 70% sont actuellement en crise et n’arrivent pas à rembourser leurs crédits, nécessitant notamment le retraitement de leurs créances conjointement avec les banques, a fait savoir M. Diafat dans un entretien à l’APS. Ces micro-entreprises vont bénéficier, selon le ministre délégué, du rééchelonnement de leurs créances pouvant aller jusqu’à cinq 5 année et d’un différé de paiement allant jusqu’à douze 12 mois, avec un effacement des agios, des intérêts, des pénalités de retard, des frais commissions et taxes. Ces mesures d’aide aux entreprises en difficulté ont été prises conformément aux orientations du président de la République Abdelmadjid Tebboune, qui avait mis l’accent sur l’intégration des micro-entreprises Ansej dans le plan de relance économique, a souligné M. Diafat. Dans ce contexte, le ministre délégué a expliqué que les micro-entreprises financées dans le cadre du dispositif géré par l’Ansej n’ont pas trouvées les conditions et le cadre qui favorisent leur émergence et leur développement, contribuant à leur échec, malgré la mobilisation d’importantes ressources.

Traitement spécifique aux entreprises faibles

S’agissant des entreprises dont les activités ne peuvent être réhabilitées et ou qui sont dans l’incapacité d’honorer leurs créances, M. Diafat a fait savoir qu’un traitement spécifique sera réservé à ces cas, pouvant aller à leur exemption du remboursement de leurs créances. Sont concernées par cette mesure des micro-entreprises sinistrées durant les catastrophes naturelles inondations séismes, des entreprises dont les promoteurs sont décédés ou présentant une incapacité physique ou mentale avérée, des promoteurs ayant un équipement obsolète, ainsi que des micro-entreprises indemnisées par le fonds de garantie dont les équipements ont été saisis ou vendus par les banques. Les mesures décidées et les actions engagées par les pouvoirs publics visent, selon le ministre délégué, à mettre en place les conditions permettant aux micro-entreprises d’exercer leurs activités et de se développer, notamment en leur offrant la possibilité de disposer de plans de charge.

Nassima A

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