Afrique: la chaleure diminue la proportion qualité d’emplois

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Les hausses de températures contribuent à rendre les conditions de travail de plus en plus difficiles, et à augmenter la proportion d’emplois de moindre qualité sur le continent, a indiqué l’Organisation internationale du travail OIT, dans une étude sur l’impact du stress thermique sur les emplois. Cette situation est d’autant plus alarmante que l’Afrique souffre déjà d’un énorme déficit en emploi de qualité, qui a entrainé une propagation des emplois vulnérables. Une large part de la population active du continent occupe des emplois informels, généralement caractérisés par des niveaux élevés de pauvreté et d’inégalité, souligne la même étude. D’après l’OIT, le continent enregistre la proportion la plus élevée au monde de travailleurs peu susceptibles d’occuper un emploi formel (travailleurs pour compte propre et travailleurs familiaux), avec environ 66% de l’emploi total actuel du continent. Selon les estimations, 290 millions de travailleurs africains étaient employés dans le secteur informel en 2017 et ce nombre a augmenté de près de 9 millions en 2018, la plus forte augmentation ayant eu lieu en Afrique subsaharienne. Les travailleurs du secteur informel n’ont généralement pas accès à la protection sociale et à l’assurance accidents et blessures, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux effets négatifs du stress thermique sur leurs moyens de subsistance », a indiqué l’OIT. L’exposition des emplois vulnérables au stress thermique induit par le changement climatique, entraîne une perte de productivité des travailleurs africains. Selon l’OIT, plus de 129 millions de travailleurs étaient employés dans le secteur agricole en Afrique. D’ici la fin de la prochaine décennie, l’institution envisage que ce chiffre atteigne les 290 millions d’employés, soit 48% de la main d’œuvre totale du continent.

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