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samedi 16 janvier 2021

10é festival de danse contemporaine: le langage du corps humain

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La scène du 10e Festival culturel international de danse contemporaine Fcidca a accueilli dimanche soir à Alger, outre l’Algérie, la Russie, invitée d’honneur, la France, l’Ukraine et l’Espagne qui ont livré des prestations en lien avec la recherche et la compréhension de soi, comme thématique principale, exprimée de différentes manières à travers des performances, en groupe, en duo ou en solo.

Sous un éclairage direct et varié, la scène de l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaih est apparue au nombreux public dans toute sa splendeur, accueillant, près de deux heures et demie durant, pas moins de six performances, rendues par, le trio algérien,Dream Team de Tizi-Ouzou, le duo russe de danseurs étoiles » du Théâtre du Bolchoï, la troupe française, Zahrabat, le trio ukrainien ConDan Space et la Compagnie espagnole, Elias Aguirré.Composé des jeunes femmes, Lamia Amrani, chorégraphe et metteure en scène, Melissa Benabdelaziz et Lisa Zerraf, le trio,Dream Team de Tizi-Ouzou a présenté   Entre raison et folie, une prestation de courte durée certes, mais qui a laissé une bon ne impression chez le public, car traitant du déchirement intérieur que vit l’individu, entre la nécessité de préserver sa lucidité et l’adversité des pressions qu’il subit de l’extérieur, le poussant à la folie.A travers une sémantique des accoutrements, en adéquation avec les personnages, les rôles, du sujet, rendu par Lamia Amrani, dans une robe mi-noire, mi blanche, la raison, interprété par Lisa Zerraf, toute de blanc vêtue et la folie, incarné par Melissa Benabdelaziz toute en noire,  ont été mis en valeur par les trois ballerines, chacune réussissant à atteindre la mesure du caractère de son personnage, à l’instar de Lamia Amrani qui a su passer de l’apaisement, quand elle se sent prémunie en présence de la raison, au tourment, lorsqu’elle est approchée par folie.La Russie, a présenté deux programmes séparés, animés par le duo, Ekatarina Bésédinc et Mikhaïl Kryuchkov, qui ont excellé de maitrise et de technique, sous la direction du chorégraphe, Alexander Ryuntyu. La Sylphide, une œuvre du ballet romantique créé en 1832 par Fillipo Taglioni, sur un livret d’Adolphe Nourrit, a séduit les spectateurs qui ont apprécié les deux danseurs, exécutant une performance de haute facture, soumise aux normes académiques connu des grandes écoles de danse. Dans une autre tonalité, la performance, Danse contemporaine a été exécutée par le duo russe, avec beaucoup d’énergie et une gestuelle plus actuelle s’adressant à la nouvelle génération de danseurs, ce qui a fait réagir le public algérois qui a longtemps applaudi le rendu russe.

M.K

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